« Et en même temps »… comment faire ?

L’ampleur du travail d’après débat impose d’en venir à une autre – une nouvelle – communication politique. Issue d’une militance maïeuticienne, donnant à tous la parole. (Voir Pouruneautrecommunicationpolitique.com)

Devant la nécessité de réformer sur beaucoup de sujets ‘en même temps’, il est évident que la pratique de l’expérimentation doit être mise à l’ordre du jour. Elle permet d’ouvrir assez vite un bon nombre de chantiers. Les citoyens peuvent, selon leurs choix, s’impliquer dans telle ou telle autre ou dans plusieurs des transformations jugées indispensables.

Le monde est traversé par le simplisme, la caricature, les manipulations, les terrorismes et les extrémismes…

Chacun se doit de participer. S’impliquer à revigorer la démocratie.

PZ
(30.04.2019)

Un débat public, peu dans les mœurs de la démocratie !

Illusion sociale et juridique que de vouloir remplacer la démocratie représentative par une démocratie participative ou délibérative… La vie politique d’une société complexe a besoin de pérennité et d’apprentissage. A la fois de stabilité et d’évolution des règles Et aussi de l’expertise d’usage des citoyens.

Il faut prendre conscience des efforts menés grâce à des pratiques participatives : enquête publique, consultation sur Internet, panel mixte de représentants des pouvoirs et de citoyens tirés au sort, par exemple pour une étude d’impact ou une question de patrimoine, etc. Il faut associer les citoyens à ce que ces pratiques deviennent monnaie courante.

(Voir l’entretien dans ‘Le Monde’ du 23 février 2019 Pour que la démocratie soit représentative, il faut qu’elle soit participative)

Elles offriront des approches nouvelles de la politique et viendront se greffer, parfois se substituer, aux procédures et aux institutions de la démocratie.

En particulier les parlementaires devraient saisir l’opportunité de préparer par des débats publics plus de propositions de lois.

Mieux représenter le peuple !

PZ
(05.04.2019)

S’adonner au plaisir du débat public… mais après ?

En dépit de ceux qui, peut-être par un amour modéré de la démocratie, préfèrent le rapport de force de la manif au partage des idées ou à la controverse, des débats ont jailli de partout : initiatives diverses, formes multiples, rencontres de voisinage, territoires locaux, régionaux, thèmes essentiels plus ou moins regroupés dans un « grand débat national ».

Avec une lancinante interrogation sur les suites données aux attentes et aux propositions exprimées. Presqu’impossibles d’ailleurs à synthétiser, mais porteuses d’un devoir pressant de mise en œuvre, qui pèse sur les pouvoirs exécutifs.

Que n’avaient-ils anticipé ? Dans la foulée de campagnes présidentielle et législatives…

Maintenant, on se contentera de réformes partielles et de mesures dictées par l’urgence.

PZ
(15.03.2019)

Tant de débats !… Le débat public prend-il son envol ?

Voici passé un trimestre – février, mars, avril – d’emballement progressif, de réveil des chercheurs en concertation et d’illusion grandissante des citoyens.

Est apparue la possibilité de débattre de ce qui importe à chacun, avec pour beaucoup, la facilité d’ouvrir le coffre de sa voiture pour revêtir l’obligatoire gilet jaune.

Des slogans s’esquissent contre des augmentations ou des suppressions de taxes. Des thèmes se précisent : mobilité et transport, isolement rural, justice fiscale, environnement et protection de la planète, pouvoir d’achat, …

Un mouvement est-il né ? Politique ? Forcément, mais sans la volonté et l’organisation qu’avait un instant connues « En marche !  » lors de l’élection présidentielle.

Un mouvement vraiment ascendant ?

La démocratie, surtout de la Vème République, connait essentiellement la communication transcendante, descendante, la parole top down des pouvoirs, des administrations et des médias. La promotion et l’injonction. Bienvenu alors à ce courant d’air frais d’une large information, de dialogues, de consultations, de discussions et de manifestations !

Meilleurs vœux de débat public !

PZ
(15.02.2019)

Quid d’un référendum pour la démocratie participative ?

N’y a-t-il pas diverses formes de référendum ?

D’abord, tel qu’il a été pratiqué en avril 1969 pour réformer le Sénat et en pleine lassitude de l’exercice du pouvoir par de Gaule, ou plus récemment pour l’aéroport projeté à N-D des Landes après moult consultations à périmètres variables. Aussi, le Royaume Uni a abouti au Brexit sans grandes explications ni anticipations sur les conséquences. En dépit d’un effectif de votants qui peut être important, le référendum s’avère être un piège faussement participatif.

A fortiori lorsque l’objet de la décision est équivoque, le vote ne peut se départir d’un caractère plébiscitaire. Il se veut, soit approbateur pour l’autorité qui propose, soit désapprobateur de la part de ceux qui saisissent une occasion de juger ladite autorité ou d’imposer l’initiative d’une décision hors du cadre de la démocratie représentative.

Un référendum sur le projet d’une décision importante doit être précédé de phases d’information et de discussion, en particulier sous la forme de conférences de citoyens, afin de vérifier l’opportunité de la délibération et d’ajuster la formulation de la question, voire des questions.

En effet la récente culture française du débat public, dont les principes ont été popularisés par exemple par la CNDP, est peu encline à un questionnement multiple, d’autant que différentes dispositions législatives ou constitutionnelles peuvent être attachées à des questions de natures distinctes.

Surtout, il serait mal venu de tenter cette expérience en sollicitant une autre mobilisation des citoyens pour choisir les parlementaires européens.

En revanche, un référendum – dit de sortie de crise – sur des choix politiques, sociaux, environnementaux, mérite d’être éclairé par les résultats de l’examen préalable par les électeurs des orientations à retenir pour l’UE.

Cela signifie qu’il faut éviter la confusion des genres, faire une forte campagne sur l’importance et les évolutions nécessaires de l’Europe et ensuite – pas en même temps, cette fois – faire participer les Français à l’adoption des mesures inspirées par le « grand débat », ainsi qu’aux choix à traduire cet été dans le projet d’un budget difficile

PZ
(09.02.2019)

En même temps, les passions et la raison.

Était-ce totalement utopique d’entreprendre, il y a quelques trois ans, avec les encouragements de Michel Rocard, une démarche « pour une autre communication politique » ?

Pas totalement, car un manifeste – alerte, impératifs, espoirs, appel – a reçu le soutien effectif de préconisations et d’observations d’une centaine de personnalités de tous horizons. De nombreuses autres auraient pu être sollicitées. A noter qu’un certain scepticisme médiatique s’est retranché dans le confort des pratiques réductrices de la démocratie d’opinion…

Le « Cahier », diffusé au début de 2018 – tirage papier et site numérique www.pouruneautrecommunicationpolitique.com – propose des recommandations, dont se sont saisis des associations et des think-tanks pour les adapter à leurs finalités et aussi les développer, au cours d’une douzaine d’échanges publics.

La question centrale est de faire face à cette com’ promotionnelle, un pseudo marketing occupé de la seule conquête du pouvoir. Il parait de plus en plus ardu de se prémunir d’une com’ simpliste qui sied bien aux extrémistes et au terrorisme ou de résister à une com’ amnésique et manipulatrice qui ignore le regard critique qu’on doit porter sur l’information et sur l’accès aux données.

S’éloigne-t-on  de la communication politique qui incite au dialogue et au débat contradictoire en quête de vérités partagées ? Par de louables efforts, on tente une communication proche des actes et qui les explique. Mais le citoyen attend d’être associé, autrement qu’un consommateur passif, à la préparation des décisions publiques qui le concernent, plus généralement à l’élaboration de l’offre politique.

Politique et communication sont intimement imbriquées. Aujourd’hui une communication tonitruante et sollicitant les bas instincts, fait bon ménage avec les politiques qui brutalisent la démocratie. Pour être de préférence confiante et pérenne, la relation entre pouvoirs et société implique de traiter en même temps les passions, les symboles, les discours et la raison.

PZ
(02.12.2018)

La com’ marque des points

Humble en diffusant ce « Cahier »  www.pouruneautrecommunicationpolitique.com (un manifeste, des préconisations et commentaires d’une centaine de personnalités, une liste de 165 recommandations), je persiste à tenter le pari que la démocratie doit pouvoir aller vers d’autres manières de la politique et de sa communication.

N’est-il pas possible de mettre à disposition du public une information, tout autant empathique que critique, d’expliquer l’action publique complètement, en dire les obstacles et en discuter les objectifs, de trouver, en quête des meilleurs compromis possibles, les voies de la  concertation avec la société ?

Emmanuel Macron a, dans sa conquête du pouvoir, affiché vouloir suivre de nouvelles pistes, mais sans s’abstenir des facilités inhérentes à la Vème République, d’une communication impérieuse et vraiment peu bottom up, au risque de mal écouter les gens et de ne pas parler de leurs préoccupations avec leurs mots.

Le Président, en prenant la liberté d’un adjectif ambivalent ou d’une formule de connivence populaire, s’est risqué à vouloir faire sourire pour alléger l’atmosphère dans des situations délicates. N’a-t-il pas offert à ses adversaires politiques le loisir – car ils s’en amusent de manière disproportionnée – de dénoncer ses propos en les disant grinçants ou méprisants ?

Un inopiné  glissement de registre, qui pour le pouvoir a un avantage et deux inconvénients !

D’abord, pendant que se développent des critiques acerbes et superficielles, le fond de la question, les contenus du discours ou les orientations politiques sont occultés aux yeux des opposants. A l’actif du bilan, la com’ réductrice détourne les attentions malveillantes.

En revanche, Emmanuel Macron est ainsi amené à tourner le dos aux efforts méritoires qu’il fait dans un long discours, en vue d’expliquer profondément une réforme, ses difficultés, sa nécessité. Serait-ce, entre autres, une menace de rechute dans un « ancien monde » ?

Favoriser ainsi la com’ conduit à privilégier la forme sur le fond, le bruit politicien sur le sens de l’action menée. Or, on ne doit pas réduire le débat public, plus que jamais nécessaire pour associer les citoyens à la conduite des affaires de leur pays dans un monde difficile.

L’élection d’Emmanuel Macron apportait un peu d’espoir à ceux qui voulaient voir les pratiques de la politique évoluer vers une parole publique plus authentique et vers de meilleures relations de confiance à l’égard des pouvoirs.

Donc vers une autre communication durablement authentique : à voir plus sérieusement et à suivre !

PZ
(08.10.2018)

La communication d’Emmanuel Macron et le redoutable défi du bottom up

Même s’il affichait peu la posture jupitérienne, François Hollande assumait, comme tous les Présidents de la Vème République, qu’au moins apparemment l’essentiel des décisions soit arbitré à l’Élysée. Après une valse-hésitation d’un trimestre, il s’était coulé dans le moule de la monarchie républicaine. Comme pour tous ses prédécesseurs – la légitimité de Gaulle en faisant un cas à part, le respect, l’usage des institutions et la personnalisation du pouvoir ont guidé la communication présidentielle.

En serait-il autrement aujourd’hui ? Oui et non.

Oui, car Emmanuel Macron ne fait pas l’erreur de dissocier communication et action. Il écarte les exercices de com’ autonomes, propices aux formulations simplistes. Également les évènements fabriqués aux seules fins d’alimenter la médiatisation. Il préfère une habile anticipation attentive aux actes à mettre en valeur. Il pratique l’explication approfondie. Ne fait pas de promesses sans dire à la fois une détermination, mais aussi des incertitudes. Le Président a fait le choix d’une communication intimement intégrée à son action. Libre aux médias d’accepter d’être ainsi portés à parler du fond plus que de la forme !

Le chamboulement provoqué dans le paysage politique a conféré – au moins un temps – à Emmanuel Macron une crédibilité personnelle et un feu vert d’efficacité pour avancer et réformer. Certes, la parole publique est plus que jamais transcendante et descendante. Parfois jugée condescendante, surtout par ceux qui dénient le recours – bien utile – au registre pédagogique de la vision systémique qu’il faut avoir aujourd’hui de la complexité.

Non, car communiquer avec la société, chercher sa compréhension, ne peut a fortiori se satisfaire longtemps de messages octroyés dans une relation univoque top down. Gouverner c’est prévenir, à la fois anticiper et faire savoir. Comment échanger, partager et discuter l’information ? Comment ne plus traiter les gens comme des spectateurs ou comme des touristes plus ou moins égarés dans un monde qui change ? La démocratie souffre de considérer la demande des électeurs comme celle de consommateurs, alors que ce pseudo marketing repose sur un échantillon de moins en moins représentatif.

Ne faut-il pas écouter les signaux – pour l’instant – faibles du flux ascendant de l’information, de ce bottom up de la communication politique ?

C’est un défi redoutable pour un Président de la Vème République, qui au mieux peut faire état d’une écoute personnelle, sans s’aventurer à entretenir lui-même un quelconque débat avec la population. François Hollande a payé cher de céder, à deux ou trois reprises, à cette tentation du dialogue direct…

Si Emmanuel Macron a intelligemment organisé, avec le mouvement En Marche, la conquête du pouvoir, il ne s’est pas préoccupé des évolutions nécessaires d’une communication politique attachée à l’exercice du pouvoir et autre que la com’ d’exégèse et de promotion. L’esquisse d’un nouveau parti n’est pas une réponse suffisante pour mobiliser la société, ni pour renouveler un mouvement politique. Ne devait-on pas sans cesse dialoguer et innover avec la population, avec ses représentants élus et avec les corps intermédiaires pour mieux éclairer les exécutifs ?

A trop tarder sur ce registre du bottom up, les militants d’En Marche et les soutiens sympathisants du pouvoir courent le risque de voir ce registre confisqué par les protestations, la contestation et les manifestations.

La démocratie souffre de ne pas savoir comment associer les citoyens à l’élaboration de l’offre politique.

Voir le « Cahier : pouruneautrecommunicationpolitique.com »

PZ
(17.08.2018)

Communication institutionnelle publique ? Communication politique ?

Nouveaux médias et réseaux foisonnants élargissent considérablement l’espace public. Toute communication est maintenant publique. Et, pour éviter de voir la technocratie prendre le pas sur la démocratie, ne doit-on pas tout autant dire que toute communication publique est politique ? Vaines batailles sémantiques qui se sont apaisées avec l’introduction de l’adjectif institutionnel !

Se définissent plus sereinement deux domaines essentiels à la vie de la cité : la communication institutionnelle publique et la communication politique. Deux domaines qu’il faut distinguer. Les règles qui les régissent diffèrent. Mais, leurs frontières sont assez perméables. Le mélange des genres menace. Une différenciation s’impose, qui est d’ailleurs plutôt protectrice des acquis de la communication institutionnelle publique. Quatre critères à mettre en avant.

D’abord, qui communique ?

D’un coté, le monde politique avec les élus, les candidats, les détenteurs de pouvoirs délibératifs, législatifs, exécutifs et les animateurs des partis, qui selon la Constitution concourent à l’expression du suffrage. Il faut ajouter des experts, des politologues, les observateurs et les médias.

De l’autre coté, l’administration sous ses diverses formes, les fonctionnaires, les dirigeants et les agents des institutions et services publics.

Sur quoi communiquer ?

Accompagner le fonctionnement de l’État de droit, défini par les lois, sous le regard de l’autorité de justice, exige de mettre l’information à la disposition de la société, d’expliquer les procédures par le dialogue, voire la concertation… On tangente ici le domaine du politique dont le mandat est forcément imprécis.

Au politique revient de faire évoluer l’État de droit. Lui incombe l’insigne difficulté de modifier les règles en opérant des changements dont l’urgence est mal appréciée. C’est un défi pour une communication politique qui se borne à recourir aux savoir-faire d’un néo-marketing pour la conquête électorale des pouvoirs. L’électeur est traité en consommateur, mal préparé à l’inattendu et déçu de ne pas être associé à l’exercice du pouvoir.

Comme y a invité la loi du 15 janvier 1990, en séparant financement politique et financement institutionnel, on devrait plus s’inspirer des efforts accomplis par la communication publique vers une relation pérenne avec le public. La confiance est la condition pour que passent les messages et qu’on puisse gouverner avec l’opinion.

Quel horizon vise la parole publique ?

La durée est la marque de l’institutionnel. Elle confère une certaine sérénité aux services publics de la communication. Le temps permet de prendre l’autre en considération, d‘établir une relation qui traite le citoyen mieux qu’un client.

Le temps de la communication politique est hélas court. On ne peut répondre dans l’instant au questionnement brutal d’une actualité. On ne peut instruire une réponse rationnelle et durable qu’en remettant à leurs justes places les émotions et la passion.

Avec quels regards des médias ?

Les journalistes, surtout dans les médias audiovisuels, sont peu portés à donner du temps long aux institutions. Ils considèrent que dire l’État de droit n’entre pas dans leur devoir d’informer. Ils ne jurent qu’actualité. Le règne de l’immédiateté réduit la valeur ajoutée par les professionnels de l’information. Pourtant essentiel, leur rôle de contre-pouvoir s’est transformé en un pouvoir d’imposer à la communication politique le rythme du temps court. Messages réducteurs, manque de contexte et absence de mémoire nourrissent les fantasmes de l’action politique aux effets instantanés.

Des frontières poreuses entre domaines : la contagion d’une com’ politique au rabais menacerait-elle la communication institutionnelle publique ?

Le thème de ce « Billet » est retenu pour la rencontre de Communication publique, le 26.09  à l’ENA.

PZ
(16.07.2018)

A fronts renversés !

Nombre de téléspectateurs de BFM-TV, en soirée du dimanche 15 avril, n’ont pas perçu l’interrogatoire d’Emmanuel Macron, mené par Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel, comme un entretien avec le Président de la République. Ils ont assisté au spectacle d’une bataille mise en scène par et pour les journalistes, dont le questionnement musclé détournait l’attention des réponses, d’ailleurs souvent interrompues.

Plus que jamais, le message était ici le média. La forme occultait le fond. Jean-Jacques Bourdin affichait son désintérêt à l’égard d’un invité décidé à expliquer méthodiquement, à un très large public, les décisions prises et les projets en cours. Un climat orageux entravait la compréhension.

Les postures, que les professionnels des médias ont toujours voulu afficher, se sont inversées. Ils ont laissé à Emmanuel Macron, en Président pédagogue, le registre de l’information et ils se sont réservé pour eux celui de la com’… Ce registre simpliste caricature les débats contradictoires indispensables aux compromis que doit forger une démocratie. Que chacun s’en tienne à son rôle !

Les journalistes ont dépensé beaucoup d’énergie à stigmatiser toute communication, étiquetée propagande et manipulations. Ils ont été sourds aux efforts – certes insuffisants – de l’État de droit à mettre les données publiques à la disposition des gens, à dialoguer avec eux et à les associer en ouvrant le débat. À juste titre, ils dénoncent la communication politique en tant qu’elle se borne à un marketing électoral des électeurs, traités en consommateurs. On écarte la participation citoyenne de l’élaboration de l’offre politique.

La médiatisation, audiovisuelle ou par les réseaux numériques, de toute information, ainsi que les déviances de l’instantanéité, de la personnalisation et du mélange des genres, compliquent la tache des pouvoirs de communiquer avec une société complexe et fragmentée.

Pourtant, il n’est peut-être pas trop utopique d’escompter, peu à peu, par petites touches, des progrès dans les règles du vivre ensemble ou de la démocratie et, forcément en même temps, des évolutions pour une autre communication politique (www.pouruneautrecommunicationpolitique.com).

Un défi culturel !

PZ
(24.04.2018)